Les Mots chantant

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La Fièvre? I.Un Vrai Cauchemar, du recueil La Mémoire Courte

I

Un Vrai Cauchemar

 

La Fièvre ?

 

Un soir où  la fièvre me possédait des choses étranges se passèrent. Alors que j’étais couchée dans mon lit, un horrible cauchemar me fit sursauter. C’était un dimanche soir, la pluie qui tombait depuis une semaine sur Valloire continuait d’entonner son ensorcelante musique. Pendant que j’essayais de me rendormir, j’entendais ma mère rire et parler fort. Je crus que mon père  était avec elle, alors je me levai. Je fus surprise en arrivant dans la cuisine, de trouver ma mère seule en train de me préparer une de ses recettes de grand-mère pour guérir cette maudite maladie. Elle se retourna pour poser le plat qu’elle tenait entre ses mains sur la table au centre de la pièce, lorsqu’elle me vit, elle lâcha le plat qui se brisa sur le sol et laissa la soupe se répandre sur le carrelage et s’incruster entre chaque carreau, la soupe rouge couleur rouge sang que j’aurai dû boire. La main sur le cœur ma mère de ses yeux horrifiés me fixait, puis elle reprit sa respiration et m’ordonna de retourner au lit. En m’en allant dans ma chambre je lui dis que je l’avais entendu rire et parler, elle déclara que ce n’était rien d’autre que la fièvre, elle s’arrêta à l’entrée de la chambre et vérifia que je m’étais bien recouchée. Essayant de ne plus y penser, je voulais me rendormir , je fermais mes yeux et laissais venir le sommeil taper à la porte  de mon esprit et au moment où celui-ci commençait à m’envahir, ma mère hurla. Je courus jusqu’à la cuisine, la soupe était encore sur le sol mais ma mère n’y était pas , alors je me précipitai dans sa chambre et ne la trouvant pas j’allai dans la salle de séjour. Elle était parterre sur le dos, les yeux ouverts, une main sur le ventre, l’autre le long du corps , elle était entourée d’une auréole sanglante, le sang se répandait sur le carrelage, s’incrustait entre chaque carreau. Tremblante, je m’approchai, mes pieds nus baignaient dans le sang , mes yeux fixaient ceux de ma mère. Lentement, je relevai la tête et je vis une personne un couteau à la main, elle riait aux éclats. Un éclair alors s’abattît sur la terrasse derrière la salle de séjour ce qui illumina la pièce, je vis alors la mort. Elle avait mon visage, oui c’était moi, du sang sur les mains, du sang sur le visage. L’horreur de cette vision me fit tomber à genoux, je baissai la tête, je pleurai puis je fermai les yeux. Quand je rouvris les yeux, ma mère me tenait dans ses bras , elle disait que ce n’était rien, juste un mauvais cauchemar. Je ne comprenais rien, j’étais sûre de ne pas avoir rêvé. Alors je voulus sortir du lit et me blottir dans les bras réconfortants de ma mère, et je vis que mes pieds étaient ensanglantés de soupe.          

 

Priscilla



11/08/2010
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